La Métropole du Grand Nancy et les réseaux de chaleur

La gestion du service public de production et de distribution de la Métropole du Grand Nancy s’articule autour de 2 contrats de délégation de service public, l’un pour la production et la distribution de chaleur sur le territoire de la commune de Vandœuvre-lès-Nancy et sa périphérie, l’autre sur le reste du territoire de la Métropole, principalement le territoire de la commune de Nancy.

Le Grand Nancy a profité de la nécessité de rénover ses chaufferies pour s'adapter aux enjeux du développement durable et aux énergies renouvelables, et mène depuis 2009 une politique volontariste d’extension des réseaux de chaleur vertueux en développant l’utilisation de la biomasse comme combustible et en récupérant davantage encore d’énergie fatale. En effet, plus de 60% des énergies utilisées aujourd’hui sont renouvelables ou récupérées, qu’il s’agisse de bois énergie ou de la chaleur issue de l’usine d’incinération des déchets de Ludres.

Ainsi, en 2016, la Métropole du Grand Nancy dispose d’un service public de production et de distribution de chaleur modernisé, performant et vertueux, à des tarifs particulièrement compétitifs.

L’ambition de développement du Grand Nancy

Conscients de ses atouts, les élus et services du Grand Nancy souhaitent poursuivre davantage encore le développement et l’extension de ce service public de production et de distribution de chaleur.

Le 1er avril 2016 le conseil communautaire du Grand Nancy a attribué la DSP (Délégation de Service Public) de production et de distribution de chaleur du Grand Nancy (hors Vandœuvre et sa périphérie) pour une durée de 20 ans à la société Estia Réseaux de chaleur, filiale de Dalkia, avec pour ambition de développer les réseaux de Saint-Julien Kennedy, Plateau de Haye et Blandan Médreville.

C’est, dans ce contexte, qu’ont été identifiés des secteurs géographiques proches de ceux déjà desservis par ces réseaux de chaleur et au sein desquels des besoins énergétiques importants sont exclusivement satisfaits à partir de combustibles fossiles.

Parmi ces secteurs, on peut citer les quartiers Gare (lycée Poincaré, Tours Thiers, FNAC, Printemps, …), Nancy Grand Cœur, les Rives de Meurthe et Sainte Catherine/ Stanislas/ Austrasie (caserne Thiry, Hôtel de Ville de Nancy, cité administrative, opéra, Préfecture, musée des beaux-arts, musée aquarium, les écoles d’ingénieurs et d’architecture, le CNFPT, lycée Loritz, …).

Par ailleurs, les raccordements de l’Association Lorraine d’Aide aux personnes Gravement Handicapées (ALAGH), d’établissements de santé et du centre pénitentiaire sont envisagés sur le Plateau de Haye.

L’ensemble de ces abonnées pourra être desservi par une énergie majoritairement produite à partir d’une énergie renouvelable (EnR) d’origine locale, le bois, avec un taux d’EnR de plus de 54 % sur le réseau Saint-Julien Kennedy, grâce à la mise en place d’une nouvelle chaudière au bois au sein de la chaufferie Victor, de plus de 60 % sur le Plateau de Haye et de plus de 60 % sur le réseau Blandan Médreville, grâce à l’importation de chaleur à partir du réseau de chaleur de Vandœuvre-lès-Nancy.

Ces raccordements sont ou vont être très prochainement étudiés par le délégataire, Estia Réseaux de chaleur. La Métropole du Grand Nancy espère un intérêt et une collaboration forte des décideurs représentant les abonnés potentiels cités ci-avant.

Ce programme de développement se veut être ambitieux. A titre d’exemple, pour le réseau Saint-Julien Kennedy, cela représente une augmentation de plus de 40 % de la quantité d’énergie distribuée aujourd’hui.